Je me souviens que j'avais conçu (c'est dans un de mes livres d'informatique) un programme appelé INSULTOGRAPHE, qui engendrait automatiquement des insultes. Je pourrais aisément retrouver les fichier. La séquence de caractères est alors :
Va donc, eh ........
L'insulte était automatiquement affichée. J'avais suggéré que ce dispositif soit intégré aux automobiles, à l'arrière, avec un affichage adéquat. Variante de bureau avec synthétiseur sonore, pour masochiste. Autre variante, intégrée au téléphone portable, avec bouton de commande.
Quel fabriquant de gadgets se décidera à produire (avec un simple affichage sur barrette à cristaux liquides) un Logotron de bureau, à intégrer à n'importe quoi. Prévoir des logotrons alimentés par capteur solaires pour pierres tombales. Pourquoi pas un logotron géant, intégré à uns sculpture. Je suggère des logotrons dans les rames de métro, ou dans les WC, pour distraire les gens.
J'avais envisagé il y a des années un jeu LOGOTRON, extension du scrabble. Au lieu d'avoir des lettres, les gens ont des débuts et des fins de mots et composent leurs trouvailles, qui sont alors notées par les autres joueurs.
J'ai inventé le LOGOTRON en 1977, un dimanche pluvieux. Il a permis un mémorable passage dans une émission " Temps X " avec mes deux amis, Igor et Grichka, les célèbres frères Bogdanoff. Ayant chaussé une paire de lunettes d'écailles je présentais le "Logotron" (en fait un Apple II, mais à cette époque peu de gens connaissaient l'existence des micro-ordinateurs).
L'appareil synthétisait des mots au hasard avec un bruit de machine à écrire. Puis, de temps à autre, l'appareil s'arrêtait sur un mot et l'affichage se mettait à clignoter.
- Et là, que se passe-t-il, professeur ?
- Eh bien, est entré dans le champ de l'interpréteur sémantique de l'appareil.
- Et alors, que fait-on dans ce cas-là ?
- Eh bien, est entré dans le champ de l'interpréteur sémantique de l'appareil.
- Et alors, que fait-on dans ce cas-là ?
Je faisais signe à un "technicien en blouse blanche" (en fait un de mes étudiants de la fac des lettres, où j'enseignais).
- Monsieur Arondel, voulez-vous activer le module sémantique.....
Le "technicien" pianotait sur quelques touches. L'écran affichait alors des tas de choses, des graphiques, n'importe quoi. Puis apparaîssa
it :
Néologisme : PANPHOBE
Signification calculée : Qui a horreur de tout.
- Impressionnant. Et si des téléspectateurs sont intéressés par vos recherches, que doivent-ils faire ?
- Eh bien, ils écrivent à l'Institut de Logotronique, Faculté des lettres d'Aix en Provence, avenue Robert Schuman et ça arrive.
Au passage le LOGOTRON trouve lui-même son nom, grace au suffixe "TRON".
Un canular qui fit huit millions de victimes. Le président de l'université de l'époque m'appela dans son bureau.
- Dis-donc, prends ton sac de courrier, là.....
Le téléphone n'arrêtait pas de sonner. Des linguistes voulaient savoir comment nous avions construit notre interpréteur sémantique. Il y avait même un labo pharmaceutique qui avait conçu une nouvelle molécule et qui demandait un devis pour qu'on lui créer un nom pour ce nouveau produit.
*
Une anecdote au passage. Un sédatif se termine classiquement par le suffixe "NAL" (comme le Belladénal, extrait de la belladone). Dans un labo pharmaceutique les chercheurs s'excrimaient pour trouver un nom à un nouveau sédatif. En fin de journée, le directeur lâcha :
- Inventez n'importe quoi, mais gardez "NAL".
Ainsi naquit le GARDENAL


